Inhaltsverzeichnis: Ber. Wissenschaftsgesch. 1‐2/2022
Quelle: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bewi.202280111?af=R
Quelle: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bewi.202280111?af=R
« Pour moi, Twitter, c’est vraiment avant tout une récréation ». C’est un jeune sociologue qui prend la parole et la partage avec ses 3 000 « followers » sur le réseau. Titulaire depuis moins de dix ans, il commente ainsi sa participation active à ce « réseau socionumérique » (Stenger et Courant, 2010a), où il partage plusieurs fois par jour ses interrogations scientifiques et politiques sur son objet de recherche, ainsi que sur les politiques scientifiques menées en France depuis 2017. Après lui, les commentaires fusent : plusieurs chercheurs et chercheuses confirmé-e-s acquiescent sur le fait qu’il ne s’agit que d’une récréation, quand d’autres – souvent plus jeunes – soulignent au contraire le plaisir de pouvoir échanger instantanément avec d’autres sur leurs recherches et les avantages qu’ils et elles ont pu en tirer, par exemple sous la forme d’invitations à participer à des séminaires ou à des réseaux de recherche. On peut imaginer que d’autres encore, en voyant ce tweet, ont ...
Dans le cadre du cycle « Les sciences humaines et sociales au travail », cet entretien donne la parole à quatre responsables de la communication, travaillant ou ayant travaillé au sein de laboratoires de sciences sociales et, pour l’une d’entre elles, de sciences exactes. À l’heure de l’individualisation croissante des carrières et de la mise en concurrence généralisée des compétences, les échanges avec ces artisanes de la parole publique de la science ouvrent de nombreuses questions, pertinentes au-delà du champ strictement communicationnel : que font les réseaux sociaux numériques (RSN) aux métiers de la recherche, et en particulier à celui de communicant-e ? Qu’en font les institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Quels usages préconisent-elles pour cette dernière et les métiers d’appui ? Comment comprendre certaines injonctions paradoxales (à propos de Twitter) ? Retracer les parcours et les activités de ces collègues permet non seulement d’interroger le rôle...
Cette enquête questionne les opportunités et les effets de l’usage de Twitter pour le travail des universitaires. Nous soulignons d’abord les enjeux contemporains propres au champ académique en rappelant qu’un certain nombre d’acteurs voient dans les outils technologiques une possibilité de valoriser le travail universitaire et de susciter de nouvelles connexions. Nous prenons ensuite le cas d’étude plus précis de sociologues utilisant la plateforme Twitter. Nous exposons nos choix méthodologiques pour construire une base de données des sociologues utilisant Twitter en France et présentons les résultats issus de nos premières analyses pour conclure sur plusieurs perspectives de recherche. En résumé, nous montrons la reproduction partielle, sur la plateforme, des hiérarchies traditionnelles du champ académique, mais également une recomposition des pratiques. Ces résultats invitent à poursuivre l’enquête en se focalisant sur les agencements imaginés par les utilisateurs pour résoudre ...
Tweeter, quand on est enseignante-chercheuse ou enseignant-chercheur, relève-t-il d’une pratique privée ou d’une pratique professionnelle ? Comment jongler avec les différentes personae qu’on peut incarner sur Twitter : celles de l’universitaire, de l’intellectuelle, de l’influenceuse voire de la journaliste, de la militante ou encore de la communicante ? Cet article se propose de faire le bilan réflexif de quelques années de pratique de valorisation et diffusion de la recherche sur les réseaux sociaux, en revenant sur les intérêts et les limites de ces nouveaux médias.
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