Being Danish: Paradoxes of identity in everyday life

National Identities, Ahead of Print.

Quelle: http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14608944.2014.921758?ai=z4&mi=3fqos0&af=R

New Global Studies 2014-06-06 23:00:00

Journal Name: New Global Studies
Volume: 8
Issue: 2
Pages: 211-212

Quelle: http://www.degruyter.com/view/j/ngs.2014.8.issue-2/ngs-2014-0017/ngs-2014-0017.xml

New Global Studies 2014-06-06 23:00:00

Journal Name: New Global Studies
Volume: 8
Issue: 2
Pages: 207-210

Quelle: http://www.degruyter.com/view/j/ngs.2014.8.issue-2/ngs-2014-0019/ngs-2014-0019.xml

Pirates™. Stigmates littéraires : de la marque de fabrique à la fabrique des marques

Le présent article part d’un constat populaire sur la figure du pirate : devenu cliché ou stéréotype, le personnage réunit traditionnellement un ensemble de caractéristiques physiques qui génèrent/valident son identité de forban des mers aux yeux du public, lecteur ou spectateur. Ainsi marqué, le pirate devient un personnage du stigmate, reconnaissable par les traces qui le signalent. C’est précisément l’importance et la valeur de ce stigmate qu’il s’agit d’identifier, dans ce qu’il impose au pirate, mais aussi dans ce qu’il autorise. Car le stigmate ne peut-il, dans un retournement axiologique, devenir une opportunité, et la marque de l’image devenir image de marque ? L’idée de marque ne porte-t-elle pas l’ambivalence également signalée par l’anglais brand/branding ? Enfin, puisque c’est une perspective littéraire qu’adopte cet article, il convient également d’évaluer les perspectives littéraires offertes par le stigmate, notamment dans la construction d’un imaginaire commun au pir...

Quelle: http://traces.revues.org/5896

Le pirate informatique, un explorateur des courants juridiques du réseau

L’article étudie la figure du pirate informatique, ses différentes facettes et son évolution sous l’influence du traitement de la technique par le droit. L’analyse s’opère selon l’angle des relations entre les normes juridiques, techniques, et sociales, en se concentrant sur l’influence réciproque des nouvelles technologies qui contournent le droit et des règles du droit qui, en essayant de réguler ces nouvelles technologies, finissent par s’étendre à de nouveaux territoires auparavant non régulés. Des premières radios libres ou pirates aux plateformes de partage de fichiers entre pairs, on observe une régularité dans les tensions et les décalages entre les innovations techniques, d’abord à la marge, et la législation en vigueur. L’extension du champ de la régulation juridique provoque une évolution de la technique, et une généralisation de l’usage de ces techniques pour exercer certains droits menacés par les législations anti-pirates.

Quelle: http://traces.revues.org/5914

Piratages : apports et limites d’une infrastructure d’accès à la culture

Le piratage, l’affaire semble entendue, est un crime. Année après année, les rapports des institutions défendant les intérêts des principales copyright-based industries calculent, de façon souvent bien contestable, le coût économique du phénomène, comptant les pertes en milliards de dollars. Pour mieux convaincre de son caractère nuisible, les liens qu’entretiendrait le piratage avec le crime organisé sont soulignés. Pire, il est accusé de servir à financer le terrorisme international, rien de moins : c’est la conclusion à laquelle parvient une étude commandée en 2009 au think tank Rand Corporation par la Motion Picture Association, qui défend les intérêts des majors d’Hollywood. Dans ce contexte, les « pirates » qui achètent « des copies illégales de films » sont stigmatisés comme contribuant à « soutenir le crime organisé », voire même comme « subven[ant] aux besoins de groupes terroristes » (Treverton et al., 2009, p. 140).

Ces rapports rédigés pour le compte des principales copyr...

Quelle: http://traces.revues.org/5953

La culture pirate à l’épreuve de la forme partisane

Cet article traite de l’émergence du Parti pirate en France et interroge l’influence des nouvelles pratiques et des nouveaux enjeux liés au numérique sur le renouvellement de la participation politique. Un retour généalogique sur la formation permet d’appréhender les héritages culturels (culture geek, culture du libre, culture d’Internet) dont découlent les attitudes politiques de ses membres. L’analyse du profil de ces derniers et de l’organisation interne met en lumière les caractéristiques particulières des pirates en termes d’âge, de genre et de profession. Enfin l’article aborde la question du militantisme en ligne et interroge les spécificités de l’engagement partisan au sein d’une nébuleuse pirate plus large et moins conventionnelle.

Quelle: http://traces.revues.org/5933

« Sur Internet, on est tous pirates, et ça c’est bien. » Entretien avec Jean-Marc Manach

À l’aune des révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de surveillance mises en œuvre par les services de renseignement américains – pratiques dont la légalité est discutée au sein de la loi américaine elle-même – les questions de cyber-conflit et de cyber-surveillance n’ont jamais été autant d’actualité. Les technologies de l’information et de la communication, Internet en tout premier lieu, sont de plus en plus utilisées à des fins économiques et militaires – du vol de données stratégiques aux détournements de systèmes industriels. La montée en puissance de l’espionnage, du traçage et de la surveillance numériques, de manière de plus en plus généralisée, est dévoilée non seulement par les récentes révélations de Snowden ou par les activités de WikiLeaks, mais aussi par la construction et l’organisation d’un marché des technologies et des équipements de surveillance qui est de plus en plus répandu et lucratif.

Dans ce contexte, le terme de piratage acquiert de nouvelles facette...

Quelle: http://traces.revues.org/5963

Hacker l’espace public : la citoyenneté insurrectionnelle sur Internet

C’est la parole à l’état de foudre ; c’est l’électricité sociale. Pouvez-vous faire qu’elle n’existe pas ? Plus vous prétendrez la comprimer, plus l’explosion sera violente. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle, comme vous vivez avec la machine à vapeur.
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

Les controverses juridico-politiques autour de la liberté d’expression sur Internet offrent le spectacle d’un affrontement entre deux logiques. La première défend le bien-fondé des politiques de restrictions de libertés sur Internet au nom de l’application du droit positif existant et du primat du régime représentatif. Nicolas Sarkozy, qui aimait à rappeler son engagement en faveur d’un « Internet civilisé », avait très bien résumé cette approche à l’occasion d’un événement organisé en 2011 à son initiative, le forum e-G8. Face à un parterre hétéroclite d’acteurs de l’Internet, il expliquait que ce dernier n’était pas « un univers parallèle, affranchi des règles de droit, affranchi de la m...

Quelle: http://traces.revues.org/5948

Les irréguliers : piraterie et Kleinkrieg chez Carl Schmitt

Le pirate est une figure récurrente dans l’œuvre du juriste allemand Carl Schmitt (1888-1985). Il permet en effet de penser une forme d’hostilité fondamentale, une inimitié irréductible qui interroge les limites mêmes des conceptions schmittiennes du politique et du droit (Monod, 2006). Par ailleurs, sa criminalité radicale est d’autant plus manifeste qu’il opère en mer, c’est-à-dire au sein d’un espace ouvert et indéfini où les normes en vigueur sur le sol européen n’auraient traditionnellement pas de « prise », au sens du grec nomos et de l’allemand Nahme (Schmitt, 2007).

Schmitt s’est surtout intéressé au pirate à partir de la fin des années 1930, autrement dit au moment où son regard commençait à se porter essentiellement sur le droit international et la géopolitique (Kervégan, 2011, p. 42-51). Loin d’être le signe d’une « émigration » voire d’une « opposition » intérieure au régime nazi complaisamment entretenue par ses partisans de la « Nouvelle Droite » européenne, le virage i...

Quelle: http://traces.revues.org/5951